L’équipe LMQPL : l'interview carte postale d'Anne-Sophie Campagne
Propos recueillis par Bénédicte Flye Sainte Marie
Grande adepte de la discrétion dans la vraie vie, cette journaliste, autrice et biographe, chroniqueuse au sein de la rédaction de Le Moins Qu'on Puisse Lire depuis un peu plus d'un an, s'en départit quand elle lit et écrit, lorsqu'elle vibre et s'enflamme pour les êtres en marge et toutes celles et ceux que les chaos de l'existence n'ont pas laissé indemnes. Partie cet été goûter aux charmes de Royan, elle nous a posté cette petite lettre, entre l'Atlantique et l'estuaire de Gironde, pour que vous puissiez mieux la découvrir.
Pourquoi avez-vous souhaité vous engager dans l'aventure LMQPL ?
Principalement, pour le plaisir de partager avec d’autres lecteurs mes ressentis sur des livres essentiels et marquants. Le bonheur de l’écriture est également un élément stimulant de cette collaboration que je considère comme essentielle à mon équilibre tant personnel que professionnel.
Qu'est-ce que la lecture vous amène ? En quoi vous est-elle indispensable ?
Elle a toujours été pour moi un refuge, une porte de sortie à la solitude de l’enfant unique. A mon époque, seul le livre avait la capacité de m'apporter de l’évasion, du rêve et de la curiosité, loin devant la télévision en noir et blanc, triste et figée à mes yeux d’enfant. Depuis, la lecture ne m’a jamais quittée, dans les transports, dans mon bain (!!), dans mon lit, sur la plage… Le livre est un ami fidèle, qui ne me déçoit jamais (presque jamais) et qui m’offre une infinité de sensations, de découvertes et d’émotions. Le livre m’est indispensable, autant que le cinéma. Ils sont d’ailleurs complémentaires.
Quel rapport avez-vous aux livres ? Est-il sacralisé ou vous les trimballez partout, les cornez, les tachez etc.… ?
Le livre me suit partout, la plupart du temps, dans mon sac. Mais il a une place réservée sur ma table de nuit, près de moi. C’est un objet sacré en effet, qu’il soit relié et juste imprimé ou en format poche et usé. Je n’ai pas l’habitude d’annoter les pages et encore moins de les corner mais je note régulièrement, dans un petit carnet, des extraits qui m’ont touchée.
Lisez-vous en silence ou en musique ? Y-a-t-il a une chanson précise qui vous donne envie de lire ?
J’ai besoin de silence pour lire mais je parle d’un silence intérieur, c’est à dire d’être dans ma bulle, isolée du reste du monde. Mais pas besoin qu’autour de moi, la quiétude soit totale et que personne ne soit présent : je peux m’accommoder d’une présence discrète, d’un(e) autre lecteur(rice) par exemple !
Quelles sont vos vacances idéales ? Vers quelle destination vous amèneraient-elles et avec les livres de quel auteur/ trice dans votre valise?
Mes vacances idéales se déroulent au bord de la mer : je ressens un besoin vital de voir et de sentir l’océan, Atlantique exclusivement !). C’est un élément naturel qui m’équilibre, me rassure et m’apaise. Et c’est d’ailleurs sur la plage que je prends un plaisir évident à lire. Ma destination de prédilection est Royan, en Charente-Maritime, où j’ai passé mes étés d’enfance puis mes étés avec ma propre famille, à savoir mon mari et mes trois garçons. J’aime beaucoup aussi la Côte basque… Mes romans de vacances sont souvent des œuvres importantes dans lesquelles je peux me plonger sans limite de temps, par exemple, les trilogies de Pierre Lemaitre, la saga familiale de Leila Slimani, mais également des récits prenants et passionnants comme les polars de Franck Thilliez et d’Olivier Norek. Les récits de Delphine de Vigan, Chloé Delaume, Amélie Nothomb et Adeline Dieudonné ont aussi toujours leur place dans ma valise comme dans ma bibliothèque. Ce sont mes autrices préférées ; j’avoue être très sensible à l’écriture féminine
Vous retrouverez Anne-Sophie Campagne sur www.lmqpl.com, sur L’Insta de Le Moins Qu'on Puisse Lire et ses comptes Instagram et LinkedIn