Rentrée littéraire 2026 : un premier tour d’horizon

Par Odile Lefranc

Ce jeudi 11 juin, la rédaction du Moins qu’On Puisse Lire a assisté au Forum de la rentrée littéraire organisé par Livre Hebdo, en présence de douze éditeurs venus présenter leurs pépites. Entre récits migratoires, quêtes identitaires, et réflexions sur notre rapport au vivant, ce millésime confirme une tendance forte : la littérature comme miroir de nos sociétés.

Les découvertes marquantes

Parmi les premiers romans qui ont retenu l’attention de la rédaction, plusieurs titres se distinguent par leur ancrage dans des réalités contemporaines. Abdallah Superstar d’Iman Ahmed (Editions Actes Sud) est une plongée poétique dans les traces numériques laissées par un père à travers sa chaîne YouTube, entre Djibouti et la diaspora. Un récit qui interroge la mémoire à l’ère du tout-numérique. C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien (Editions Grasset) est quant à lui une odyssée migratoire, celle d’un Haïtien passant par Saint-Domingue. Déjà vendu dans plus de trente pays, ce roman s’impose comme un livre-phare de la rentrée. Enfin, Les Braves de Morgan Barraill (Editions du Seuil) a des accents largement autobiographiques, puisqu’il est ancré dans le Périgord, où l’auteur revisite son village natal.

Les retours attendus

Chez les auteurs établis, l’exigence reste de mise, avec des livres aussi attendus qu’audacieux. Anne Godard fait son grand retour après dix ans d’absence avec Nous aussi (Editions Gallimard), un opus sur les enfants invisibles des familles bourgeoises, déjà salué par la critique. Claire Norton inaugure une nouvelle série, Les Enracinés (Editions Robert Laffont), où elle évoque la Bretagne du siècle dernier à travers le destin d’une jeune paysanne. De son côté, Sophie Divry, avec Rochebrune (Editions Actes Sud), propose un road-movie montagnard sur un couple en crise, tentant de ressouder les liens d’une famille recomposée. Et Yannick Haenel, dans La solitude des professeurs est infinie (Editions Gallimard), se réconcilie avec son passé d’enseignant à travers un récit sous forme de journal, mêlant introspection et fiction.

Les incontournables

Certains titres s’annoncent déjà comme des évènements à part entière. Dans son second roman, Darya et Dounya (Editions du Seuil), Diaty Diallo réconcilie l’adulte avec l’enfant que nous avons été. Louise Chennevière se confronte à sa mère dans le très attendu Faire la peau (Ed. P.O.L). Des romans auxquels on promet une belle carrière en librairies, dont vous aurez entendu parler en avant- première sur Le Moins Qu’on Puisse Lire !

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